top of page

ELECTRA

ELECTRA

"Despite modern tools, painting remains a primitive and mysterious act. Despite an atheistic approach, something remains of funeral rites and sacred art. What meaning can we give to painting when we feel that there is still a part of it that remains shrouded in mystery? To question this practice today is to connect contemporary painting with the origins of art, because painting is a diverted archaism that takes us directly back to prehistory and cave art.

The cave is important to me because I see the exhibition space as the original cave. The cave is also the pictorial space, the territory within the painting, which in my work is always a mental space, an introspection.

I also use painting as a play on scale with space and time: when I draw parallels between caves and galaxies, I try to highlight a geographical journey that invokes our deepest origins. Indeed, the genealogy of the matter that composes us leads us to question the stars directly. 

To question the human body is to question the cosmos, because all living beings are made up of atoms forged during cosmic events that have spanned the 14 billion years of the universe's history. In my painting, the cosmos is evoked from a human perspective, because the body is an anchor that allows me to explore other worlds and multiply motifs.

All civilisations create their own myths, their own cosmogony. I try to recreate a world unto itself, an allegory of the universe, by juxtaposing paintings of plants, human bodies, minerals and galaxies. It is the mixture and complexity of life on earth that I seek to convey.

Whether through psychoanalysis or the magnetism of the earth, my paintings always seek to highlight the invisible relationships between beings. The cave then becomes magnetic. It is the subjectivity of an exhibition, the space between the paintings, that gives meaning and connects all these images together."

Erwann Tirilly

ELECTRA

"Malgré les outils modernes, peindre reste un acte primitif et mystérieux. En dépit d’une approche athée, quelque chose subsiste des rites funéraires et de l’art sacré. Quel sens donner à la peinture quand on sent qu’il reste une part d’ombre ? Interroger cette pratique aujourd’hui c’est mettre en relation la peinture contemporaine avec les origines de l’art car peindre est un archaïsme détourné qui nous renvoie directement à la préhistoire et à l’art pariétal.

La caverne a une importance pour moi puisque j’envisage l’espace d’exposition comme la grotte originelle. La caverne est aussi l’espace pictural, le territoire dans le tableau qui est toujours dans mon travail un espace mental, une introspection.

J’utilise également la peinture comme un jeu d’échelle avec l’espace et le temps: quand je mets en parallèle des cavernes et des galaxies, j’essaie de mettre en évidence un parcours géographique qui invoque nos origines profondes. En effet, la généalogie de la matière qui nous compose nous amène à interroger directement les étoiles. 

Questionner le corps humain, c’est questionner le cosmos car tous les êtres vivants sont constitués d’atomes forgés lors d’évènements cosmiques qui ont échelonné les 14 milliards d’années de l’histoire de l’univers. Dans ma peinture, le cosmos est évoqué du point de vue humain car le corps est un ancrage qui me permet d’explorer d’autres mondes et de multiplier les motifs.

Toutes les civilisations créent leurs propres mythes, leur cosmogonie. J’essaie de recréer un monde en soi, une allégorie de l’univers en juxtaposant des peintures de végétaux, de corps humains, de minéraux et de galaxies. C’est le mélange et la complexité de la vie sur terre que je cherche à retranscrire.

Que ce soit à travers la psychanalyse ou le magnétisme de la terre, il s’agit toujours dans mes peintures de mettre en évidence les relations invisibles entre les êtres . La caverne devient alors magnétique. C’est la subjectivité d’un accrochage, l’espace entre les tableaux qui fait sens et qui relie toutes ces images entre elles."

Erwann Tirilly

bottom of page